Infrastructures

L’amélioration de la productivité, comprise comme le reflet du réservoir de compétences, de talents et d’équipements d’une nation, s’impose fondamentalement pour permettre au Bénin d’être mieux compétitif.

AMÉLIORATION DES INFRASTRUCTURES DE TRANSPORT
Le Bénin, par ses potentialités naturelles et sa position géographique, a une économie essentiellement orientée vers l’agriculture, le commerce et le transit vers les pays limitrophes. Pour valoriser ces atouts, il doit disposer d’un secteur des transports performant. Sur le plan économique, les transports apportent une contribution importante à la croissance économique. En effet, en offrant un réseau d’infrastructures développé en bon état et des services de transport performants et compétitifs, ce secteur permet la réduction des coûts, la création d’emplois, le bon approvisionnement des marchés et le développement des activités économiques, l’accès aux ressources, aux outils de production et aux opportunités.

Sur le plan social, les infrastructures de transports en bon état permettent l’accès aux services de base. En milieu urbain, elles favorisent la desserte des quartiers pauvres et sous-équipés. En milieu rural, elles relient les zones enclavées à un réseau principal en leur donnant aussi l’opportunité d’accéder aux services de base (écoles, centres de santé, marchés, points d’eau, etc.). A cet effet, l’Etat développera les infrastructures de transport de base et poursuivra la mise en œuvre des réformes en cours dans le secteur pour favoriser les investissements privés à travers :

TRANSPORTS routier et ferroviaire

La rénovation, la maintenance consécutive et l’extension du réseau routier existant ;
La réhabilitation et la modernisation du réseau ferroviaire afin de concrétiser la création d’un port sec à Parakou, ainsi que son extension pour mieux capter le trafic des pays de l’hinterland.

TRANSPORT maritime et portuaire
Le renforcement de la capacité d’accueil et la vocation régionale du Port de Cotonou pour le transport ;
La poursuite du programme de réhabilitation des installations portuaires, l’achèvement de l’étude de l’extension du Port et la dotation du Bénin d’un nouveau Code maritime ;
Le renforcement de la sécurité sur la plate-forme portuaire et l’amélioration de la qualité et de la fluidité des prestations ;
Le raccordement de tous les services au logiciel de gestion portuaire et la généralisation de l’informatisation des opérations portuaires afin de réduire les délais et les coûts d’enlèvement ;
La construction d’un second port par le secteur privé en Build, Operate and Transfer (BOT) ;
La construction d’un port pétrolier en BOT par le secteur privé.

TRANSPORT aérien
La modernisation, l’extension et le renforcement de la sécurité de l’aéroport international de Cotonou ;
La transformation progressive des aérodromes secondaires de Parakou et Natitingou en aéroports aux normes internationales de l’Organisation de l’Aviation Civile (OACI) ;
La création, au plan institutionnel, d’une société de gestion autonome et privée de l’Aéroport de Cotonou ;
La construction d’un second aéroport par le secteur privé en Build, Operate and Transfer (BOT).

TRANSPORT fluvial
L’exploitation des plans d’eau autour de Cotonou, de Porto-Novo et de Calavi ainsi que des autres plans d’eau de l’intérieur.

Accès à l’eau potable et assainissement

La disponibilité permanente et sufisante des ressources en eau en tant que facteur de production, en particulier pour la production industrielle, agropastorale et piscicole et la garantie de l’accès à l’eau potable aux populations, constituent une priorité parmi les actions retenues par le Gouvernement. Dans ce cadre, la politique nationale d’eau potable doit viser :

  • la réalisation et/ou la réhabilitation de retenues d’eau et de micro barrages et l’aménagement hydroagricole d’Adjralala ;
  • L’amélioration du taux de raccordement des populations au réseau d’eau potable ;
  • Le renforcement des capacités de production des systèmes d’alimentation en eau potable ;
  • la pratique d’une politique tarifaire adéquate à travers notamment la reprise des branchements sociaux ;
  • La promotion de l’hygiène de l’eau (collecte, transport, stockage) par divers canaux de communication ;
  • La mise en place d’un réseau hydrométrique et piézométrique fonctionnel à l’échelle nationale et d’une banque de données ;
  • La mise en place d’un organe national consultatif opérationnel et l’appui au développement
  • institutionnel pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE).

Au Bénin, les préoccupations environnementales touchent notamment à la dégradation continue et inquiétante du couvert végétal, la baisse continue de productivité des écosystèmes, la déforestation et la désertification, l’érosion côtière et le comblement des cours d’eau, ainsi qu’à la pollution atmosphérique et sonore. A travers l’assainissement de l’environnement, le Gouvernement vise l’amélioration du cadre de vie des populations, ménages et opérateurs économiques. Dans le cadre de la décentralisation, de larges compétences ont été transférées aux communes en matière d’assainissement. Les principales actions prévues à ce titre ont trait à :

  • la poursuite de la mise en œuvre du Programme National de Gestion de l’Environnement (PNGE) ;
  • la construction et la réhabilitation des réseaux d’assainissement et de voirie dans les villes retenues ;
  • la réduction de la pollution atmosphérique et sonore ;
  • l’élaboration ou l’actualisation des plans et schémas directeurs d’urbanisme et d’assainissement des chefs-lieux de communes et des municipalités ;
  • la viabilisation des zones habitées ou à habiter ;
  • l’identification et la protection des zones impropres à la construction.

Renforcement des capacités énergétiques

Depuis la crise de 1998, le secteur de l’énergie électrique continue de rencontrer de nombreuses dificultés. L’offre n’est pas en adéquation avec les besoins, notamment des entreprises. Aussi, l’une des priorités du Gouvernement vise-t-elle à accroître la capacité de production d’énergie électrique à moindre coût. Cet objectif pourra être atteint à travers notamment :

  • l’amélioration de la qualité et du volume de l’offre d’énergie électrique et la privatisation effective du secteur ;
  • l’incitation des opérateurs privés à s’impliquer dans sa production ;
  • la réalisation des interconnexions CEB (Bénin-Togo) NEPA (Nigeria) et Nord Togo Nord Bénin ;
  • la construction des barrages hydroélectriques de Dyodyonga et d’Adjralala ;
  • la diversiication des sources et types d’énergie.

Plus particulièrement, en matière d’énergie rurale, les sources d’énergie alternative telle que l’énergie solaire et la biomasse seront explorées.

Les différentes crises observées au niveau des produits pétroliers sont dues notamment à la luctuation de leurs cours sur le plan international et au dynamisme du secteur informel. Ain que le Bénin puisse connaître une certaine stabilité dans ce domaine, l’Etat béninois envisage de faciliter :

  • le développement de l’exploration et de la prospection pétrolières au large des côtes maritimes ;
  • l’élargissement des sources d’approvisionnement en produits pétroliers ;
  • la mise en place d’un mécanisme de substitution des ventes de carburant dans le circuit informel par les ventes oficielles (mini stations) ;
  • la construction de nouveaux dépôts de stockage et de stations-service.



Source : ORIENTATIONS STRATEGIQUES DE DEVELOPPEMENT DU BENIN 2006- 2011